Cinq personnes, dont une enfant de 7 ans, ont perdu la vie en six jours dans l’Eure. Face à cette série noire, le préfet appelle les automobilistes à changer de comportement.
« Arrêtons le massacre. Ça suffit. » Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, le préfet de l’Eure, Xavier Delarue, interpelle directement les usagers de la route après une série d’accidents mortels dans le département.
En seulement six jours, cinq personnes, parmi lesquelles une enfant âgée de 7 ans, ont perdu la vie. Depuis le début de l’année, 24 décès ont été recensés sur les routes euroises.
En seulement six jours, cinq personnes, parmi lesquelles une enfant âgée de 7 ans, ont perdu la vie. Depuis le début de l’année, 24 décès ont été recensés sur les routes euroises.
#SécuritéRoutière |⚠️5 morts en 6 jours sur les routes de l’#Eure, 24 depuis le début de l'année.
Le préfet appelle chacun à la vigilance et à la responsabilité : parce que sur la route, un comportement responsable peut faire la différence entre un trajet ordinaire et un drame⤵️ pic.twitter.com/2pR12yXxi4
— Préfet de l'Eure (@Prefet27) September 10, 2026
Le préfet dénonce d’abord les excès de vitesse et l’impression, souvent injustifiée, d’être pressé. « Vous êtes pompier, vous êtes gendarme, vous êtes ambulancier, vous sauvez des vies. Si ce n’est pas le cas, vous n’êtes pas pressé », lance-t-il avant de rappeler que « la vitesse aggrave tout ».
Le représentant de l’État pointe également la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants. Il annonce avoir demandé aux forces de l’ordre d’appliquer sans attendre les nouvelles dispositions prévues par la loi « Riposte », récemment promulguée. Celles-ci permettent notamment de retirer le permis de conduire aux personnes verbalisées en récidive pour usage de stupéfiants.
Le représentant de l’État pointe également la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants. Il annonce avoir demandé aux forces de l’ordre d’appliquer sans attendre les nouvelles dispositions prévues par la loi « Riposte », récemment promulguée. Celles-ci permettent notamment de retirer le permis de conduire aux personnes verbalisées en récidive pour usage de stupéfiants.
Prise de conscience collective
Autre comportement visé : l’utilisation du téléphone au volant. « La voiture, ce n’est pas une cabine téléphonique, la voiture, ce n’est pas un cinéma », insiste le préfet. Consulter un message ou regarder une vidéo revient, rappelle-t-il, à conduire pendant plusieurs secondes « comme si on avait les yeux fermés ».
Le préfet conclut son message en appelant à une prise de conscience collective : « Pour les familles et pour les proches de ces 24 morts, réagissons, faisons attention les uns aux autres et conduisons de façon responsable. »
Le préfet conclut son message en appelant à une prise de conscience collective : « Pour les familles et pour les proches de ces 24 morts, réagissons, faisons attention les uns aux autres et conduisons de façon responsable. »
Les réactions sur Facebook
► Entre soutien et appels à davantage de contrôles
Le message du préfet a suscité de nombreuses réactions sur Facebook et X (ex-Twitter). Plusieurs internautes approuvent son appel à la responsabilité et réclament une présence accrue des policiers et des gendarmes au bord des routes. « Plus assez de contrôles ! », résume une habitante, tandis qu’un autre demande « plus de fermeté » et le retour à 80 km/h sur certains axes.
D’autres estiment que la vitesse n’explique pas à elle seule les accidents. L’état des routes et des véhicules, le non-respect des stops, les dépassements dangereux, l’usage du téléphone, l’alcool et les stupéfiants sont régulièrement cités. Une automobiliste raconte notamment avoir croisé, près de Pacy-sur-Eure, un conducteur qui doublait sur une ligne continue.
Le message du préfet a suscité de nombreuses réactions sur Facebook et X (ex-Twitter). Plusieurs internautes approuvent son appel à la responsabilité et réclament une présence accrue des policiers et des gendarmes au bord des routes. « Plus assez de contrôles ! », résume une habitante, tandis qu’un autre demande « plus de fermeté » et le retour à 80 km/h sur certains axes.
D’autres estiment que la vitesse n’explique pas à elle seule les accidents. L’état des routes et des véhicules, le non-respect des stops, les dépassements dangereux, l’usage du téléphone, l’alcool et les stupéfiants sont régulièrement cités. Une automobiliste raconte notamment avoir croisé, près de Pacy-sur-Eure, un conducteur qui doublait sur une ligne continue.
« Arrêtons les discours. Agissons ! »Plusieurs commentaires se montrent aussi critiques envers les radars embarqués, jugés moins dissuasifs qu’une présence visible des forces de l’ordre. « Arrêtons les discours. Agissons », réclame un internaute. D’autres invitent enfin à ne pas oublier les comportements dangereux de certains cyclistes, utilisateurs de trottinettes ou conducteurs de transports collectifs.

